samedi 16 juin 2012

Sans gouvernail


La session parlementaire vient de se terminer à Québec, mais bien des électeurs auront l'impression qu'on les a laissés en plan. Il demeure de grandes inconnues au moment où les élus se retirent dans leur terres pour les vacances estivales.
Quelle sera la situation au Québec à la reprise des cours dans les Cégeps et universités à la mi-août? La belle saison aura-t-elle fait évaporer la mobilisation étudiante? Nul ne peut le prédire, et ne tablez pas sur une reprise des négociations avec les associations. Entre-temps subsiste, avec moins d'acuité il est vrai, une tension sociale.
L'autre grande inconnue, ce sont les élections générales qui repousseraient la prochaine session de l'Assemblée nationale.
Selon certaines informations, le premier ministre Jean Charest était prêt à «tirer la plug» au cours des derniers jours pour un scrutin le 15 août. Il escomptait ainsi aller chercher un mandat, avant la reprise dans les institutions d'enseignement en conflit. La défaite inattendue dans Argenteuil, lundi, a refroidi les ardeurs de certains et jeté un doute sur la préparation de la machine à gagner des comtés.
Le problème, c'est que le gouvernement semble complètement paralysé et qu'on ne discerne plus son plan de match. A l'intérieur du caucus libéral, plusieurs proposaient que le gouvernement reprenne l'initiative du jeu, lui qui a passé les derniers mois sur les talons avec la crise étudiante. Après tout, il pourrait se maintenir en poste jusqu'en décembre 2013.
Ça n'a pas marché.
Le gouvernement n'a pas osé, par exemple, imposer le bâillon parlementaire sur trois projets de loi(14, 25 et 73) qui sont pourtant jugés prioritaires. Le projet de loi sur les mines et celui qui créé la Société du Plan Nord sont morts au feuilleton. Le Plan Nord, c'est le dada du PM et cette société jouerait le même rôle que la Société de la Baie James.
Ces deux législations se sont enlisées en commission parlementaire, le PQ exigeant des amendements pour, notamment, forcer la transformation ici. Or, on n'a pas eu le «guts» de mettre un terme au débat. Même chose sur un projet de loi qui donnait suite à certains engagements du budget Bachand. Raison donnée: on a déjà mis un bâillon sur la loi 78. Big deal. Malgré les hauts-cris, c'est souvent la seule façon de faire adopter une loi, en fin de session.
Les députés ont produit il y quelques semaines un rapport unanime sur le Droit de mourir, après avoir étudié ce qui se fait ailleurs. Dans une rare unanimité, les députés de tous les partis ont fait des propositions sensées. Frileux, le gouvernement a annoncé qu'il confiait à un comité d'experts le soin de se pencher sur le cadre juridique du droit médical à mourir.
Le mot d'ordre semble être de ne rien brusquer.
Par ailleurs, tout le monde se doutait que la Commission Charbonneau allait agiter les eaux troubles de la corruption à l'automne. Le témoignage de Jacques Duchesneau, qui se poursuit la semaine prochaine, a ramené à la surface un système gangrené plus tôt que prévu.
Dans son bilan, vendredi, le premier ministre Charest a pu faire état des résultats remarquables de l'économie québécoise, données perdues dans le tintamarre et ce sentiment d'impuissance à sortir d'une crise.
Le gouvernement Charest a-t-il lâché le gouvernail? Sort-il de la crise étudiante tétanisé?
Vivement, une reprise en main ou des élections.

Les réactions Twitter aux scrutins dans Argenteuil et LaFontaine

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vincent marissal
Quelqu'un m'aurait dit, il y a 6 mois PQ dans Argenteuil et la Coupe aux Kings, je lui aurais offert une camomille 
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Loi 78 adoptée: Vos réactions sur Twitter

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Françoise David
Une loi odieuse: résistance ! ÀLaLoiSpéciale  encours 



Construction: La (longue) marche vers une enquête

1 sur 21
PC



 

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Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation


Guillaume de Rouville
Étranger

Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation
Depuis la chute du mur de Berlin, l’emprise des médias atlantistes sur les opinions publiques occidentales, au lieu de décliner en raison de la disparition de la menace communiste, s’est développée au point de supprimer quasiment toutes les voix dissidentes des canaux d’information non marginaux ou alternatifs. En France, pays un peu plus rétif que ses voisins à la mainmise atlantiste, ce travaille de nettoyage médiatique a été achevé par Nicolas Sarkozy avec l’aide de personnalités néoconservatrices comme Christine Ockrent ou Philippe Val (legs sur lequel le nouveau Président très atlantiste ne reviendra évidemment pas).

Il en résulte un unanimisme de l’information dont on pourrait s’accommoder en invoquant l’imperfection des Homo Sapiens s’il n’avait pour objectif principal de cacher des crimes de masses dont les élites dirigeantes des démocraties occidentales se rendent coupables avec une impunité déconcertante.

Les crimes médiatiques sont une composante à part entière des crimes politiques plus généraux qui ensanglantent la scène internationale où nos dirigeants déchaînent leur volonté de puissance. Sans une complicité active des médias atlantistes avec les élites occidentales les guerres en Irak et en Afghanistan, le dépeçage de la Libye et la descente aux enfers de la Syrie, n’auraient pas pu être réalisés aussi facilement.

Ainsi, il y a eu crime médiatique quand l’Otan a décidé d’attaquer l’Afghanistan dans la foulée des attentats du 11-Septembre parce que les médias ont refusé sciemment d’interroger les motivations de l’administration Bush dans cette guerre et de questionner la responsabilité directe des néoconservateurs dans ces attentats.

Il y a eu crime médiatique quand les États-Unis et leurs alliés ont envahi l’Irak en 2003 parce que les médias ont relayé volontairement de fausses informations sur la présence d’armes de destruction massive.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont inventé la fable du bombardement de Benghazi par Kadhafi pour envahir la Libye, quand ils ont laissé, sans broncher, les dirigeants occidentaux, avec la caution morale de quelques intellectuels atlantistes (dont J.B. Botul), donner le pouvoir à des milices wahhabites proches d’Al-Qaeda et créer une guerre civile afin d’accomplir des objectifs géostratégiques dont les peuples d’Occident et d’Orient ne verront jamais les bénéfices (moraux ou matériels).

Il y a crime médiatique quand les médias attribuent de manière opportune la paternité des massacres en Syrie (Houla) au clan au pouvoir pour faire tomber un régime qui ne répond plus à leurs objectifs dans la région ; il y a crime médiatique quand l’Occident peut, sans que les médias ne s’en émeuvent, armer des groupes terroristes, organiser des massacres de civils et apporter la guerre civile et religieuse dans un pays en paix.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont choisi de taire le soutien des États-Unis à un coup d’État au Honduras en 2009 et que ce silence couvre les cris des torturés et des suppliciés.

Il y a un crime médiatique quand les médias passent sous silence les implications pour les libertés fondamentales de la loi NDAA votée par l’administration Obama en décembre 2011 qui autorise les détentions arbitraires (des citoyens américains ou étrangers) comme au temps de l’absolutisme royal en France.

Il y a crime médiatique quand aucun grand média ne cherche à expliquer les raisons et les dessous de la guerre contre le terrorisme ni l’alliance des Occidentaux avec les défenseurs du terrorisme islamique (Arabie Saoudite et Qatar).

Il y a eu crime médiatique dans tous ces exemples parce que les médias mainstream ont délibérément choisi de se faire les porte-parole d’une élite à la quelle ils appartiennent ou à laquelle ils s’identifient, élite qui commet, de manière répétée, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité contraires aux valeurs des Lumières.

L’incompétence n’est pas une excuse suffisante pour écarter la responsabilité directe des médias dans les crimes que nous avons mentionnés (d’autant que les médias alternatifs ont offert ou offrent des analyses précises et pertinentes sur l’ensemble de ces événements). L’incompétence ne peut pas être, en effet, à ce point partagée, voire unanime, tandis que la soumission volontaire à la parole officielle peut l’être en raison du commun dénominateur qui caractérise l’ensemble des médias qui comptent pour forger l’opinion des bourgeois cultivés : l’idéologie atlantiste. En effet, sans une idéologie commune et puissante capable de souder ensemble les intelligences humaines les plus diverses, autant d’erreurs et d’approximations dans l’information ne pourraient pas être commises de manière répétée et à propos de la plupart des événements cruciaux.

Nul besoin ici de mentionner tous les crimes médiatiques commis par les médias atlantistes tant la liste est longue et presque sans fin. Nous voulions juste rappeler l’évidence suivante au moment où le traitement médiatique du drame syrien semble atteindre en Occident un degré d’abjection rarement égalé : la désinformation tue des innocents.

Aux citoyens de rendre leurs journalistes comptables de celle-ci lorsque cette désinformation est manifestement volontaire, à défaut d’en accepter la part d’ombre pour soi-même et de démobiliser sa conscience face à la brutalité du monde. Aux citoyens de s’organiser pour faire tomber les tyrannies médiatiques qui dominent les opinions publiques occidentales. Pour que cessent les crimes des mass media.


Peut-être écrit en 1977 mais encore tellement brulant d'actualité. Karine Girard

"LA FIERTÉ D'ÊTRE QUÉBÉCOIS
qu'est-ce qu'y veut? Y veut avoir les garderies gratisses, les maternelles gratisses, l'école gratisse, les universités gratisses, les docteurs gratisses, la pital gratisse, les dentisses gratisses, les loisirs gratisses et les revenus garantis gratisses.
Le vrai Québécois veut ça, mais à une condition: que le gouvernement mette jamais l'nez dans ses affaires ou qu'y augmente pas ses impôts."
-Yvon Deschamps

mercredi 13 juin 2012

TVA me vole la nouvelle!

TVA me vole la nouvelle!

 Le journal de Vérité Justice, Premier sur la nouvelle!
J’en reviens pas! Depuis novembre 2011 que je demande à TVA de me diffuser alors que j’ai d’énormes preuves qu’une entreprise effectue de l’évasion fiscale, met en danger la vie de ses employés chaque jours ou est citée à procès pour harcèlement psychologique et TVA ne me répond pas.
Revenus Québec vient chercher un paquet de preuve, la Commission Charbonneau entre en contact avec moi et TVA ne m’appel pas. Voir la téorie de l’arbre
Depuis hier je démontre concrêtement qu’un Directeur d’entreprise se parjure 22 fois à l’intérieur d’une procédure civile contre émoi et TVA ne m’appel pas. Voir un directeur en cavale
Par contre TVA s’informe chez moi
Quel site avez-vous vu et qui à forcé le beau Patrick Lagacé et La Presse à se rendre en Gaspésie pour retrouver Monsieur Tranchand frappé par en arrière par la Police de Montréal ? Le journal de Vérité justice
Là TVA vient de sauter sur ma vidéo que j’ai filmé de Lise Proulx pour en faire SA nouvelle. Voir le véritable article
Voir la preuve que TVA s’apprivoise chez moi.  Cliquer ici
Et quoi encore ?
Es-ce que cette semaine TVA va publier que notre nouveau Bâtonnier que je viens de mettre au défis en rapport avec la poursuite dont il fut impliqué  contre M. Jacques-André Thibault ?
Afin d’aider TVA voici mon article. Cliquer ici
Bizarre que TVA viennent s’apprivoiser de nouvelles sur le journal de vérité justice mais que lorsque je tombe dans ce qui est un scandale pouvant arriver à chacun des citoyens du Québec que TVA ne retourne pas l’appel….
En passant mes droits d’auteurs mes cher ami de TVA, il ne serait pas normal de demander la permission avant de prendre mes vidéos, photos et analyse pour vos 2 millions d’auditeurs ?
La Vérité au Québec vient du Journal de Vérité Justice alors citoyens ayant des choses à dénoncer contactez moi et il me fera plaisirs de vous publier si vos preuves sont solides.
De plus peut-être que TVA viendra chercher encore la nouvelle chez moi!
1 homme, 1 Iphone et du courage = La Vérité!
QUE FERAIS TVA SANS VÉRITÉ JUSTICE ?

POLICE DE MONTRÉAL CONTRE CEUX QUI ME NUISENT AVEC DES FAUSSES PREUVES ET PARJURES

LA COMMISSION CHARBONNEAU QUI VEUT PARLER À VÉRITÉ JUSTICE

UNE PERSONNE ENVOYÉ ME MENACER QUI DÉNONCE LUI MÊME L’ENTREPRISE QUI ME L’ENVOIE
ET QUI VOUS APPRENAIT CECI ET QUI EN RÉSULTAT QUE LA PRESSE SE DÉPLAÇAIT EN GASPÉSIE ?

PAR CONTRE ICI TVA DÉFORMAIT MA NOUVELLE MAIS GRACE AUX GENS DE TWITTER QUI ONT RÉPLIQUÉ À TVA OU LA PRESSE, MA RÉPUTATION EST RESTÉE INTACTE
OU ENCORE CELLE LÀ ?

OU MÊME LORSQUE LA POLICE DE MONTRÉAL ANNONCE UNE POSSIBILITÉ DE PASSE DROIT AU PALAIS DE JUSTICE DE MONTRÉAL ?
ET LE 13 JUIN 2012 NOTRE NOUVEAU BÂTONNIER ?

MAIS COMME ON ESSAIE DE ME FAIRE TAIRE ET QUE LE 20 JUIN 2012 ON ESSAYERA DE ME SENTENCER POUR DIRE LA VÉRITÉ JE ME DEMANDE OU TVA PRENDRA ENSUITE SES NOUVELLES ?
LE JOURNAL DE VÉRITÉ JUSTICE, PREMIER SUR LA NOUVELLE!
Ps: Vous en voulez des Top score messieurs de TVA ? justice5001@hotmail.ca
Que ce soit TVA, La Presse, Le Devoir, Radio Canada ou autres médias, vous en voulez un sacré scoop ? Mon courriel est inscrit……
Et ce vidéo sort de mon Iphone et avant de dire fabulation faut bien avouer que Jean Charest venait de quitter les lieux donc elle devait savoir………. 

Indigné ! et après ?

Après l'indignation viennent la réflexion et l'action. Il est temps pour le citoyen de prendre conscience qu'il détient le pouvoir de changer son monde. Ce court-métrage vous invite à découvrir des "clés" qui vous ouvriront les portes de la vie alternative. A vous de jouer ! Pour un avenir serein, merci.

Notre DVD Gratuit ici : http://www.facebook.com/pages/Mr-Mondialisation/177043642312050?sk=app_128953...

Twitter : www.twitter.com/Mondi_Alisation

Web : www.mrmondialisation.net

Envie de soutenir notre équipe ? Rdv sur : http://phantasia.be/aider.php

Anonymes Québec

Nous sommes un collectif d’individus rassemblés par des idées. Vous avez sans doute entendu parler d’Anonymous, sans savoir exactement qui nous sommes. Nous sommes vos frères et vos soeurs, vos parents et vos enfants, vos chefs et vos employés. Nous sommes les citoyens impliqués qui se tiennent à vos côtés. Anonymous est partout, et en même temps nulle part. Notre force tient à notre nombre. Notre volonté collective est la volonté combinée des individus. Notre principal avantage tient à la connaissance des fondements que nous partageons en tant qu’êtres humains. Cette connaissance est le fruit de notre anonymat.

Espagne Faillite bancaire : des Indignés traînent en justice financiers et politiques


C’est peut-être un tournant dans la bataille qui oppose les citoyens, frappés par les plans d’austérité, aux responsables des faillites bancaires, sauvés par l’argent public en toute impunité. En Espagne, une plateforme réunissant avocats, juristes et journalistes s’est donné pour mission d’enquêter sur les responsabilités des politiques et des banquiers dans la crise financière. Une première action en justice devrait être lancée contre l’ancien PDG de Bankia, grâce au soutien de milliers de citoyens.
Leur intention est claire : mettre derrière les barreaux toutes les personnes qui, au sein du conseil d’administration de Bankia, sont présumées coupables de la faillite de la quatrième plus grande banque espagnole. Ils sont avocats, juristes ou journalistes, et travaillent d’arrache-pied sur le dossier Bankia en dehors de leurs heures de travail. En plus de l’information publique disponible, ils épluchent des données confidentielles que leur transmettent de l’intérieur des actionnaires et des employés de la banque. Telle est la mission de salubrité publique que s’est fixée une nouvelle plateforme citoyenne, liée au mouvement des Indignés, « 15MpaRato », qui regroupe 120personnes.
Bankia, c’est ce conglomérat bancaire qui vient d’être nationalisé, et dont la faillite menace le fragile équilibre financier espagnol. Constituée en juin 2010 sous l’égide du Parti populaire (la droite espagnole), Bankia est la fusion de plusieurs banques en difficulté. Deux ans plus tard, tout bascule. En l’espace de trois mois, Bankia, qui assurait avoir réalisé 309 millions d’euros de bénéfices nets en 2011, se retrouve avec des pertes de 3,3 milliards d’euros ! Un gouffre financier dissimulé lors de la présentation des comptes à la Commission nationale du marché des valeurs (CNMV), sans le rapport d’audit obligatoire…
Aide publique et parachute doré privé
Ce mensonge a ouvert la boîte de Pandore, forçant son PDG, Rodrigo Rato, à démissionner le 7 mai dernier. Précisons que Rodrigo Rato n’est autre que l’ancien directeur général du FMI (de 2004 à 2007) et l’ancien ministre de l’Économie espagnol et bras droit de José María Aznar pendant le précédent gouvernement de droite (1996-2004). Il est depuis passé par les bureaux de la banque Lazard et par ceux de la banque Santander, la plus puissante banque espagnole (vous avez dit oligarchie ?).
« Nous voulons que Rodrigo Rato aille en prison et que ses biens soient saisis pour renflouer la dette de Bankia ! », assène l’une des membres de la plateforme 15MpaRato, qui tient à rester anonyme. 23,5 milliards d’euros d’aide publique sont désormais nécessaires pour renflouer Bankia. Ce qui n’empêche pas son ex-PDG d’accepter un parachute doré de 1,2 million d’euros ! La décision d’attribuer cette indemnisation est actuellement entre les mains de la Commission des nominations et rétributions de la banque. L’Espagne n’en est pourtant pas à son premier cas de faillite bancaire suivie d’un sauvetage avec l’argent des contribuables. Mais, cette fois, « c’est un cas trop flagrant d’escroquerie », s’insurge un des membres de l’équipe juridique de la plateforme.
Pression réussie
Si les membres de 15MpaRato travaillent de façon totalement bénévole, mus par leur « responsabilité civique », comme l’explique l’un des avocats volontaires, les démarches administratives et judiciaires ont un coût… La plateforme l’a estimé à près de 100 000 euros pour la première phase de leur action : déposer une plainte auprès de l’Audiencia Nacional, la plus haute juridiction espagnole, préparer et rédiger les actes d’accusation.
La plateforme a donc lancé une initiative de « crowdfunding » ce 6 juin. Succès immédiat. En moins de 24 heures, plus de 19 000 euros ont été collectés. Une cinquantaine d’actionnaires de Bankia se disent prêts à témoigner et plus d’une dizaine de témoins internes offrent spontanément leur aide aux enquêteurs anonymes. 11 000 citoyens déclarent se joindre à la plainte contre Bankia. Cette réaction citoyenne crée des remous… Le parquet espagnol finit par reconnaître les soupçons de délit et annonce l’ouverture d’une enquête préliminaire sur Bankia. En cause : sa création et son entrée en Bourse en juillet 2011.
Les politiques s’y mettent. La députée Rosa Diez – Unión Progreso y Democracia (UPyD) — annonce que son parti va également porter plainte contre Bankia. Depuis le 29 mai dernier, l’UPyD et la Gauche unie (Izquierda Unida, qui rassemble la gauche radicale) réclament une commission d’enquête parlementaire sur Bankia, ce qu’ont refusé les deux principaux partis, le Parti populaire, au pouvoir, comme le Parti socialiste espagnol (PSOE).
Tableau de chasse citoyen
Les deux partis qui ont alterné au pouvoir en Espagne craignent probablement un retour de bâton. « Nous n’allons pas nous arrêter au seul conseil d’administration de Bankia, avertit l’un des avocats. Nous allons aussi enquêter sur la responsabilité pénale de certains fonctionnaires de la Banque d’Espagne, de Deloitte [Le cabinet d’audit chargé des comptes de Bankia, ndlr], de la Commission nationale du marché des valeurs… C’est une procédure très longue qui va durer des années. »
La plateforme annonce ses objectifs comme un tableau de chasse : Rodrigo Rato, Mariano Rajoy (actuel chef du gouvernement espagnol), José Luis Zapatero et Carmen Chacón (respectivement ancien Premier ministre et ministre du Logement en 2007, tous deux du PSOE), José María Aznar (ancien chef du gouvernement du Parti Populaire)… Pour, affiche-t-elle, « en finir avec l’impunité et les privilèges de ceux qui sont indécemment riches, des politiques et des banquiers ».
« Ce que nous voulons, c’est que notre action, tout en préservant son anonymat, ait un effet “boule de neige”, que la société civile collabore et nous aide. Et surtout, qu’elle prenne conscience qu’avec la loi et la Constitution en main elle a la force de lutter contre les abus de pouvoir », précise, moins démago, un avocat. Fin de partie pour l’oligarchie ?

LE 22 JUIN, ENSEMBLE, ON MARCHE CONTRE LA HAUSSE ET LA LOI 78

Une grande manifestation nationale est organisée pour protester contre la hausse des frais de scolarité et la loi 78 à Montréal.

Le départ se fera à 14 h 00 à la Place du Canada.
Voilà le lien de l'évènement officiel : http://www.facebook.com/events/100800863395179/


Les étudiants de l'Université de Sherbrooke sont invités à s'y rendre. Un transport en autobus est prévu. Le départ se fera au campus principal.

Pour vous inscrire, remplissez le formulaire disponible à l'adresse ci-dessous ou via le site web de la FEUS.
https://docs.google.com/a/feus.qc.ca/spreadsheet/viewform?formkey=dFVzOG13QW5vNUdXLWZPa090Q25lenc6MQ#gid=0

Vous avez jusqu'au mercredi 20 juin à midi pour vous inscrire!


Bonne manifestation!


Une autre manifestation est organisée à Québec: https://www.facebook.com/events/228211827281364/

ATTENTION : LE FAIT DE CONFIRMER SA PRÉSENCE SUR LA PAGE DE L'ÉVÈNEMENT FACEBOOK N'EST PAS SUFFISANT POUR LE TRANSPORT. VOUS DEVEZ REMPLIR LE FORMULAIRE! (disponible via le lien ci-dessus)

Nouvelle photo d'ANONYMOUS

Nouvelle photo d'ANONYMOUS







"Nos comptes Facebook sont, je vous le confirme, observés par la Sureté du Québec." - Christian Lapointe

Ce qu’on ne dit pas sur le site Internet de l’Assemblée nationale, c’est que la Sûreté du Québec (peut-être bien la police de la pensée du Parti libéral du Québec), pourrait éventuellement commencer à vous observer sur le Net parce que vous croyez encore à la démocratie participative et directe au Québec. Attention, on dirait que Big Brother vous regarde!
Québec orwellien: la SQ vous surveille-elle sur Facebook?

  Selon Christian Lapointe1, directeur artistique du Théâtre Péril et cofondateur de CINAPS, la Sûreté du Québec protégerait très bien l’accès des citoyens qui désirent assister aux travaux parlementaires à l’Assemblée nationale.
Dans un texte qu’il a publié sur Facebook2,  M. Lapointe explique qu’en allant assister à la période de questions à l’Assemblée nationale le 12 juin, comme il lui est arrivé de le faire plusieurs fois depuis le vote de la loi 78,  «le garçon à l’accueil (l)’a fait patienter sous des prétextes de problèmes de système informatique.»
Par la suite, il décrit avoir attendu une douzaine de minutes avant que, selon son témoignage écrit, le chef de la sécurité du Parlement vienne à sa rencontre:
« Monsieur Lapointe, mon nom est ********* de la sûreté du Québec. Nous voulons vous aviser que nous savons que vous avez, via Facebook, incité les gens à venir à l’Assemblée nationale pour assister à la période de questions. Y’a t’il d’autres personnes qui vous accompagnent aujourd’hui ? Vous savez que nous voyons à peu près tout ce qui se trouvent sur Facebook ? »
Moi : « Non je ne savais pas et non, personne ne m’accompagne. Je viens toujours ici seul et j’exerce simplement un de mes droits qui est celui d’assister aux travaux parlementaires et j’ai oui, je ne m’en cacherai pas, utilisé Facebook pour informer les gens de ce droit qu’ils ont et qui est le leur. »
Lui : « Sachez que nous vous contrôlerons de la sorte à chacune de vous (sic) visite et que si vous enfreignez le code comportemental de l’Assemblée nous vous en interdirons l’accès pour toujours. »
On ne peut pas parler d’espionnage illégal dans ce cas-ci selon les données disponibles, mais si le récit de M. Lapointe est véridique, la Sûreté du Québec, fait définitivement de l’observation.
M. Lapointe explique qu’il est allé à plusieurs reprises assister aux travaux parlementaires à l’Assemblée nationale récemment, donc on peut supposer que ses nombreuses présences auraient pu déranger quelqu’un à l’Assemblée nationale (député, ministre, agent de sécurité, etc) et que cette ou ces personnes aient pu contacter la Sûreté du Québec.
En terminant, tout comme le fait M. Lapointe dans son texte, sachez que la dernière période de questions et réponses orales avant les vacances estivales est demain, vendredi, à compter de 9h45.
Pour assister aux séances de l’Assemblée nationale du Québec, vous devez réserver un laissez-passer auprès de la Division des renseignements en communiquant avec eux par téléphone3.
Toutefois, ce qu’on ne dit pas sur le site Internet de l’Assemblée nationale, c’est que la Sûreté du Québec (peut-être bien la police de la pensée du Parti libéral du Québec), pourrait éventuellement commencer à vous observer sur le Net parce que vous croyez encore à la démocratie participative et directe au Québec. Attention, on dirait que Big Brother4 vous regarde! Ceci dit, vous pouvez aussi, sans vous rendre sur place, observer bien attentivement Jean Charest et sa famille en direct sur Internet demain matin, comme à l’habitude, sur le site Internet de l’Assemblée nationale dans la section «Vidéo et audio». Sur ce, je vais aller modifier mes paramètres de confidentialité sur mon compte Facebook…

Commentaire intelligent d'une amie pris sur facebook

Il ne s’agit pas d’un conflit étudiant, mais d’un conflit québécois, qui oppose deux visions du monde, deux visions différentes de notre avenir commun.

Il faut tendre la main à ceux qui ne nous comprennent pas. Expliquer, inlassablement. Cesser les insultes, la personnalisation. Ne pas menacer même pour rire. Ne pas se faire plaisir au détriment d’une idée qui nous dépasse tous en cherchant à nous rassembler. Ne pas cesser de réfléchir. Réfléchir encore. Agir avec prudence, détermination. Agir avec passion et compassion. Faire du bruit non pas seulement pour se faire entendre, mais aussi pour se faire comprendre.

Si on se réclame du bien commun, il faut prendre acte de ceux qui ne pensent pas comme nous. Il faut aller vers eux, le visage ouvert et la main tendue. Il faut dire nos idées, notre vision d’un monde qui n’est pas simplement soumis aux règles de l’économie de marché, mais qui au contraire soumet l’économie aux impératifs humains.

Il faut se mobiliser, encore, plus que jamais. Pas contre la hausse des frais de scolarité, mais pour le Québec.

Association canadienne des libertés civiles Le comportement des policiers vivement dénoncé


L'organisme avait très sévèrement critiqué le comportement des policiers torontois lors du G20 et dit y reconnaître les mêmes abus.

Manifestation des étudiants contre la hausse des frais de scolarité devant l'Assemblée nationale de Québec, jeudi le 1er mars 2012. (archives, Journal de Québec)

L'Association canadienne des libertés civiles (ACLCL) prépare un rapport accablant sur les dérapages policiers survenus depuis le début de la crise étudiante au Québec.
Arrestations massives, violations des droits fondamentaux, inconduites policières, violences excessives, interpellations préventives, restrictions des libertés civiles, non il ne s'agit de Montréal en 2012, mais de Toronto en 2010. L'ACLCL avait alors produit un rapport dévastateur contre les policiers torontois, ceux de l'OPP et de la GRC.

L'organisme s'inquiète donc de voir une répétition de ces comportements par les policiers de Montréal (SPVM) et de la Sûreté du Québec (SQ).
«Ce qu'on voit, c'est vraiment des techniques policières qui se reproduisent. Ce sont des arrestations dites préventives où les gens sont arrêtés alors qu'ils n'ont rien fait... parce que la police pense que peut-être ils sont dangereux. Alors, c'est très inquiétant. Ce sont des dérapages. C'est illégal de faire ça», explique Me Nathalie Desrosiers de l'ACLCL.
Me Nathalie Desrosiers, de l'Association canadienne des libertés civiles (ACLCL) (TVA Nouvelles)
L'Association estime que ce qui se passe au Québec est dangereux pour la démocratie et risque de miner l'autorité de la police à long terme. Les conséquences pourraient s'étendre dans toutes les directions et engendrer des coûts sociaux importants. La Cour interaméricaine avait même été saisie du dossier.
«De plus en plus, les sondages montrent que les Torontois ont de moins en moins confiance en la police. Alors, il y a des conséquences juridiques, financières», juge la représentante de l'association.
L'organisme est à recueillir des témoignages et des faits sur le comportement des policiers qui seront publiés dans un rapport qui pourrait être accablant et encore une fois entacher la réputation de la police canadienne sur le plan international.

Arrestations et fouilles préventives Les fausses armes saisies étaient destinées à une répétition de théâtre


(Crédit photo: Gracieuseté du SPVM)

Mardi, il a été dévoilé que la poche de hockey saisie dimanche par le SPVM, dont parlait le chef Marc Parent lors du bilan des arrestations du week-end, appartenait à un étudiant en théâtre, parti de la station Longueuil, arrêté à son arrivée à la station Berri-UQAM.
En ce qui concerne l'imitation d'AK 47, elle a été retrouvée par la police de Laval dans le sac d'un jeune homme qui se dirigeait vers la rue Mont-Royal pour aller travailler.
Les fausses armes saisies par le SPVM (Crédit photo: Gracieuseté du SPVM)
Le SPVM a justifié les fouilles, expulsions du métro et arrestations préventives de dimanche lors du Grand Prix de Montréal, en parlant d'une sérieuse menace sur le terrain.
Or, ces informations étaient connues des policiers lors de la conférence de presse du bilan de ces arrestations, lundi. Le SPVM a tout de même montré les armes aux médias présents.
C'est ce que déplorent vivement les associations étudiantes. Elles se demandent pourquoi le SPVM s'est servi de ces exemples pour illustrer la menace.
«Il y a des personnes qui ont été détenues pendant plusieurs heures, sans chef d'accusation, à des fins d'enquête nous disait-on. Par contre, quand on voit finalement que tout ça était de la frime, on voit que l'intervention policière n'était pas justifiée et qu'il n'y avait pas de menaces réelles», a expliqué la nouvelle porte-parole de la CLASSÉ, Camille Robert.
La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, va un peu plus loin.
«Qu'on utilise cet exemple-là pour justifier les arrestations préventives, pour nous, c'est de la désinformation. Et on n'arrête pas de se dire mutuellement, de part et d'autre dans le conflit, d'arrêter de faire ce type d'analyses ou de justifications erronées», a-t-elle dit.
Pour le SPVM l'intervention demeure justifiée puisqu'au moment où les imitations d'armes ont été découvertes dans les sacs fouillés, les policiers ne pouvaient savoir hors de tout doute qu'elles n'allaient pas servir à perturber le Grand Prix.

Petit hommage à Jean Charest et à son administration corrompue. Il faut vraiment que ce criminel quitte la tête du Québec....Et ça presse!!


http://www.youtube.com/watch?v=jES1bsB9TdE

Record d'ordonnances Les Québécois accros aux antidépresseurs

Les Québécois accros aux antidépresseurs
Crédit photo : Journal de Montréal
 
Les femmes représentaient les deux tiers des nouveaux consommateurs de psychotropes.

Les Québécois sont plus que jamais accros aux antidépresseurs. En 2011, un nombre record de 14,2 millions d'ordonnances ont été délivrées par les pharmaciens.
Ce sont au-delà de 1 million d'ordonnances de plus qu'en 2010. Il va sans dire que les ventes atteignent également des sommets. Celles-ci ont dépassé les 420 millions de dollars au Québec seulement, l'an dernier, selon les plus récentes données fournies par IMS Brogan.
«Les gens veulent une pilule du mal de l'âme qui agit tout de suite», observe le sociologue Richard Lefrançois, professeur associé à l'Université de Sherbrooke.
Par son laxisme complaisant, la société tout entière est responsable de cette intoxication collective aux antidépresseurs, s'insurge-t-il. La prise d'antidépresseurs a été en progression constante, ces dernières années, au Québec.
Tant et si bien que l'augmentation est de l'ordre de 50 %, en cinq ans. Fait à noter, plus d'une ordonnance sur deux d'antidépresseurs est assumée par le régime public d'assurance médicaments.
Ces données ne signifient pas pour autant qu'il y ait surconsommation, juge, pour sa part, le président de l'Association des médecins omnipraticiens de Québec, le Dr Michel Lafrenière.

«Superbes molécules»

«Les antidépresseurs, ce sont de superbes molécules. Ils sont efficaces dans des délais drôlement rapides, avec le soutien d'une thérapie», opine le Dr Lafrenière.
«Face à un patient dépressif, il faut d'abord évaluer s'il y a une dangerosité suicidaire. On évalue si une médication est nécessaire ou non. Ensuite, on revoit le patient à court terme», explique-t-il.
Selon le Dr Lafrenière, il ne faut pas non plus oublier que les antidépresseurs ont plusieurs indications. Pensons aux troubles anorexiques ou compulsifs, aussi bien que la cessation tabagique.
«C'est ce qui a permis aux patients en santé mentale de sortir des institutions», argue le médecin.

S'engourdir

Richard Lefrançois n'est pas convaincu des bienfaits des antidépresseurs.
«Aller en thérapie, c'est long. À l'ère de l'ici et maintenant, on veut endormir les maux de notre société par des actions à court terme», formule-t-il.
Vivre un deuil, un divorce, cela prend du temps. On consomme des antidépresseurs pour contrer l'ennui, la solitude, la douleur chronique, l'anorexie, la perte d'estime de soi.
«C'est comme si on ne pouvait plus ressentir de la tristesse. À force de s'engourdir, notre organisme perd sa capacité à combattre les épreuves», estime le sociologue, qui s'intéresse plus particulièrement au vieillissement.

Aînés déprimés?

Entre 2005 et 2009, la moitié des nouveaux utilisateurs d'antidépresseurs, au Québec, avaient 60 ans ou plus.
Les femmes représentaient les deux tiers des nouveaux consommateurs de psychotropes. «L'élément déclencheur peut être des tensions dans le couple, la maladie, la perte d'autonomie, les difficultés économiques», analyse M. Lefrançois.
«Plusieurs voient leur fonds de retraite menacé. Ils doivent envisager de prolonger leur vie active ou de retourner au travail», soulève-t-il.
Selon Richard Lefrançois, il y a de plus en plus de joueurs compulsifs chez les gens âgés. Certains se suicident. L'analphabétisme chez les aînés pose également un problème de société.

une photo de Anonymous Francophone.

Manifestations étudiantes : le salut nazi doit cesser, disent des groupes juifs


À Montréal, des manifestants font le salut hitlérien devant les policiers anti-émeute du SPVM qui surveillent les quartiers généraux de la Sûreté du Québec. À Montréal, des manifestants font le salut hitlérien devant les policiers anti-émeute du SPVM qui surveillent les quartiers généraux de la Sûreté du Québec (21 mai 2012).   © PC/Peter McCabe
Des groupes juifs déplorent l'utilisation du salut nazi durant certaines manifestations étudiantes contre la hausse des droits de scolarité et estiment qu'il doit cesser. Leur appel a trouvé un écho du côté des représentants étudiants.
Pour dénoncer la brutalité des interventions du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), certains manifestants ont eu recours au salut controversé lors de rassemblements. Ils ont d'ailleurs surnommé « SSPVM » le service de police montréalais, en référence à l'organisation paramilitaire nazie. Des pamphlets contre les policiers arborant des croix gammées ont également été distribués.
Dans un communiqué émis mardi, B'nai Brith Canada a estimé que, même si elle a pour but d'insulter les policiers et non d'exprimer leur soutien au nazisme, la reprise de symboles du régime hitlérien constitue une injure à la mémoire de ceux qui sont morts durant l'Holocauste, des survivants et de ceux qui se sont battus contre les nazis durant la Deuxième Guerre mondiale.
« Nous condamnons vivement cet inexcusable étalage de haine lors des manifestations étudiantes au Québec qui a scandalisé la communauté juive et montre à quel point le débat public dans les rues de Montréal est tombé bas », a déclaré le chef de la direction du groupe, Frank Dimant, dans le communiqué.
« Les gestes des manifestants, qu'ils visent à insulter la police ou à attirer l'attention sur leur cause, constituent une injure à la mémoire des victimes de l'Holocauste et rappellent avec quelle rapidité l'antisémitisme et la haine peuvent se retrouver sur la place publique. » — Extrait du communiqué de B'nai Brith Canada
Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes reconnaît aussi que ce geste ne traduit pas de l'antisémitisme ou du nazisme. Selon son porte-parole, David Ouellette, cela relève plutôt « d'un manque de connaissance de l'histoire et surtout de la rhétorique exagérée et hyperbolique qui caractérise ce conflit depuis plusieurs mois ».
Le Centre commémoratif de l'Holocauste à Montréal abonde dans le même sens. « Le geste est choquant parce que nous sommes des historiens et que nous savons qu'il ne s'agit pas du même contexte historique ou politique », a expliqué sa porte-parole, Audrey Licop. « Mais le problème est que son utilisation constitue un profond manque de respect pour les victimes du nazisme et le génocide des juifs durant la Seconde Guerre mondiale », dit-elle. Le salut hitlérien était utilisé par les nazis dans les années 1930 et obligatoire pour tous les citoyens de l'Allemagne nazie, rappelle-t-elle.
La reprise de symboles nazis n'est pas uniquement dénoncée par les associations juives. Sur son compte Twitter, la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a elle aussi demandé que ces gestes ne soient pas repris.
« Même s'il s'agit de blagues, les références aux nazis lors des manifestations doivent cesser. » — Message émis par la CLASSE sur Twitter
La Fédération des étudiants universitaires du Québec (FEUQ) a aussi manifesté son inconfort. La présidente de l'association, Martine Desjardins, a communiqué directement avec le B'nai Brith. « Je leur ai dit que pour nous, ça ne représentait pas les valeurs québécoises et canadiennes et nous pensons, effectivement, qu'il s'agit d'une erreur de jugement que d'avoir utilisé ce signe », dit-elle.